
A la mi-temps du match d’hier, je suis pris à partie par les « yougos » du bar d’en bas sur une histoire insensée remontant à l’Euro 2004 sur la couleur de peau de l’équipe de France. En gros son discours était simple et le mien à l’opposé : trop de noirs en équipe de France. Il me fait remarquer l’absence de nos frères négros en Allemagne, en Espagne et bien sûr en dans toutes les équipes des pays de l’est. (Remarque ; il se prétendait yougoslave, je lui ai gentiment fait remarquer que ça n’existait plus depuis déjà un bout de temps. Mais passons…) Et puis c’est la fameuse rengaine : « je suis pas raciste mais j’aime pas les noirs ; Ils nous enculent par derrière, ils ne chantent même pas la Marseillaise, Le Pen il a raison et touticuanti… ». Pour essayer de calmer le jeu son « camarade » propose, un peu comme un arrangement à l’amiable « Au moins, on fait moitié-moitié : 5 noirs et 5 blancs ». Mais alors que fait-on du onzième ? On laisse le choix aux téléspectateurs de téléfoot de le choisir par sms avec Plasma à la clé ?
Fort dommage d’entendre de tels propos dans mon bar sans que personne ne me soutienne ; avant de saluer la compagnie, je lui glisse que je ne me souviens absolument pas de cette histoire d’il y a trois ans mais que j’assume pleinement mon appartenance à mon équipe de France de négros.
Puis file en direction d’un nouveau bistro. Je trouve de l’autre côté de la République un même troquet « rebeu ». Passe du négro Makelele pour un but de cette racaille de Ribery. Puis le doudou malouda, maraboutise la défense ukrainienne pour un coup de génie d’Anelka qui n’a que son prénom pour lui sauver la mise et justifier sa sélection auprès de la tribune présidentielle. Le bar exulte. Noirs, arabes et français ont tous crié à l’unisson : Vive la France !